Clascotérone (Breezula) : efficacité, résultats et disponibilité contre la chute de cheveu

Dernière mise à jour : 9 oct.
Publié le 1 octobre 2026
Rédigé par l’équipe de coordination Turkisme Medical
Informations vérifiées à partir de sources scientifiques, réglementaires et cliniques disponibles au 1er octobre 2026.

La clascotérone fait aujourd’hui partie des molécules les plus suivies dans la recherche contre l’alopécie androgénétique masculine.
Une formulation topique à 5 %, longtemps associée au nom Breezula, a désormais terminé son programme clinique de phase III chez l’homme.
Les premiers résultats communiqués sont encourageants. Mais une précision est essentielle dès le départ : au 1er octobre 2026, la clascotérone 5 % n’est pas encore autorisée en France comme traitement de l’alopécie androgénétique. Cosmo prévoit actuellement des dépôts réglementaires aux États-Unis au premier trimestre 2027 et en Europe au deuxième trimestre 2027. Il s’agit de dates prévues pour le dépôt des dossiers, et non de dates garanties de commercialisation. Cosmo
Alors, comment fonctionne la clascotérone ? Que montrent réellement les essais ? Quelle différence avec le minoxidil, le finastéride ou Winlevi ? Et quand pourrait-elle être disponible ?
Clascotérone : à retenir en quelques secondes
La clascotérone est un antagoniste du récepteur aux androgènes. Dans les essais consacrés à la perte de cheveux, elle a été étudiée sous forme d’une solution topique à 5 % appliquée directement sur le cuir chevelu.
L’objectif est de limiter localement l’action des androgènes impliqués dans la miniaturisation progressive des follicules chez les hommes génétiquement prédisposés à l’alopécie androgénétique.
Les deux essais pivotaux de phase III, SCALP 1 et SCALP 2, ont randomisé au total 1 465 hommes. Selon les résultats topline communiqués par Cosmo en décembre 2025, les deux études ont atteint leurs critères principaux sur le nombre de cheveux dans la zone cible. Ces résultats proviennent toutefois encore principalement du développeur ; les publications scientifiques détaillées du programme étaient toujours attendues en juillet 2026. Cosmo
À retenir : des résultats positifs de phase III ne signifient pas qu’un médicament est déjà disponible.
Qu’est-ce que la clascotérone ?
La clascotérone, également appelée cortexolone 17α-propionate, est une molécule qui agit comme antagoniste du récepteur aux androgènes.
Chez les personnes génétiquement prédisposées à l’alopécie androgénétique, certains follicules sont particulièrement sensibles aux androgènes, notamment à la dihydrotestostérone ou DHT.
Sous cette influence, les follicules concernés peuvent progressivement se miniaturiser. Les cheveux produits deviennent alors plus fins, plus courts et moins visibles.
Des travaux expérimentaux réalisés sur des cellules de papille dermique humaine ont montré que la clascotérone pouvait inhiber la transcription régulée par le récepteur aux androgènes, ce qui soutient le mécanisme étudié dans l’alopécie. PubMed
Breezula et clascotérone : est-ce la même chose ?
Breezula est le nom historiquement utilisé pour le programme de développement de la clascotérone dans l’alopécie androgénétique.
Dans les documents cliniques récents, la formulation est généralement désignée comme clascoterone 5% topical solution.
Il faut surtout éviter de la confondre avec Winlevi.
Winlevi contient de la clascotérone à 1 %
Winlevi est une crème contenant 1 % de clascotérone. Aux États-Unis, elle est indiquée dans le traitement topique de l’acné vulgaire chez les patients âgés de 12 ans et plus. DailyMed
La formulation pour les cheveux est une solution à 5 %
La formulation étudiée contre l’alopécie est différente.
Dans l’essai SCALP 2, il s’agissait d’une solution de clascotérone à 5 %, appliquée à raison d’environ 1,5 ml deux fois par jour sur les zones dégarnies du vertex et des tempes. L’étude a inclus 762 participants. ClinicalTrials.gov
Winlevi 1 % et la solution capillaire 5 % ne doivent donc pas être considérés comme interchangeables.
Comment la clascotérone pourrait-elle agir sur les cheveux ?
L’alopécie androgénétique implique notamment l’action des androgènes sur des follicules génétiquement sensibles.
La DHT peut se fixer sur leurs récepteurs aux androgènes et participer progressivement au processus de miniaturisation.
La clascotérone cherche à intervenir directement à ce niveau en limitant localement l’activation du récepteur aux androgènes.
C’est différent du mécanisme du finastéride.
Le finastéride agit principalement en inhibant la 5α-réductase, une enzyme impliquée dans la transformation de la testostérone en DHT.
La clascotérone cherche plutôt à agir au niveau du récepteur lui-même. Le mécanisme antiandrogène de la molécule dans les cellules de papille dermique humaine a été étudié in vitro. PubMed

Quels sont les résultats des essais de phase III ?
SCALP 1 et SCALP 2 sont deux essais de phase III de conception similaire réalisés chez des hommes présentant une alopécie androgénétique.
Le registre officiel de SCALP 2 décrit une étude multicentrique, prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par véhicule. Son principal critère objectif évaluait l’évolution du nombre de cheveux non-vellus dans une zone cible, ou TAHC, après six mois. ClinicalTrials.gov
Que signifient les chiffres 539 % et 168 % ?
Après l’annonce des résultats de phase III, des chiffres très importants ont circulé : 539 % et 168 %.
Ils doivent être interprétés correctement.
Ils ne signifient pas que les participants ont obtenu 539 % de cheveux supplémentaires.
Cosmo a indiqué qu’une étude montrait une amélioration relative du TAHC 5,39 fois supérieure au véhicule, et l’autre 1,68 fois supérieure au véhicule. Il s’agit donc d’une comparaison relative entre les groupes, pas du pourcentage absolu de nouveaux cheveux sur la tête. Cosmo
Pour connaître l’importance esthétique réelle du bénéfice, il faut également examiner le gain absolu en nombre de cheveux, la densité visible, la proportion de patients qui répondent au traitement et les publications scientifiques détaillées.
Que montrent les résultats après 12 mois ?
En avril 2026, Cosmo a communiqué les résultats du suivi à 12 mois.
Selon ces données, les participants qui sont restés sous clascotérone pendant toute la période ont continué à gagner des cheveux. Ceux qui avaient reçu la clascotérone pendant les six premiers mois avant de passer au véhicule ont, eux, perdu une partie des gains obtenus. Le profil de sécurité à long terme a été présenté comme comparable à celui du véhicule. Cosmo
Cela suggère qu’en cas d’autorisation future, une utilisation continue pourrait être nécessaire pour maintenir une partie du bénéfice.
Ces résultats restent toutefois des données communiquées par le développeur du produit. Leur publication scientifique détaillée est importante pour permettre une analyse indépendante complète.
La clascotérone fait-elle réellement repousser les cheveux ?
Les résultats de phase III communiqués indiquent une amélioration du nombre de cheveux mesuré dans la zone étudiée par rapport au véhicule.
C’est encourageant.
Mais l’expression « faire repousser les cheveux » peut être trompeuse si elle laisse penser qu’une zone totalement dégarnie depuis plusieurs années retrouvera automatiquement une densité complète.
L’alopécie androgénétique entraîne une miniaturisation progressive des follicules. La capacité d’un traitement à améliorer la situation dépend notamment du stade auquel ces follicules se trouvent encore.
Un follicule miniaturisé mais toujours actif n’est pas dans la même situation qu’une zone très ancienne et fortement dégarnie.
Pour mieux comprendre une option déjà utilisée dans certaines formes d’alopécie, consultez notre article sur le minoxidil : efficacité, utilisation, résultats et effets secondaires.
Clascotérone ou minoxidil : quelle différence ?
Le minoxidil et la clascotérone ne suivent pas le même mécanisme.
Minoxidil
Le minoxidil est déjà utilisé dans certaines formes d’alopécie androgénétique et dispose de plusieurs décennies de recul clinique.
Il peut favoriser la croissance et aider à maintenir certains cheveux chez une partie des patients.
Clascotérone
La clascotérone est développée comme antiandrogène topique. Son objectif est d’agir plus directement sur la signalisation androgénique au niveau du cuir chevelu.
Il n’est donc pas possible, en octobre 2026, d’affirmer sérieusement que la clascotérone est « meilleure » que le minoxidil.
Elle n’est pas encore autorisée pour cette indication et l’expérience après commercialisation n’existe pas encore.
Pour replacer ces options dans leur contexte, consultez également notre guide 2026 des produits et solutions étudiés pour la repousse des cheveux.
Clascotérone ou finastéride : quelle différence ?
Le finastéride et la clascotérone concernent tous les deux la voie androgénique, mais ils n’agissent pas au même niveau.
Le finastéride inhibe la 5α-réductase et réduit ainsi la formation de DHT.
La clascotérone cherche à empêcher localement les androgènes d’activer leur récepteur.
Cette différence explique l’intérêt d’une approche topique ciblant le récepteur aux androgènes.
Elle ne permet cependant pas encore d’affirmer que la clascotérone sera plus efficace, mieux tolérée ou adaptée à davantage de patients que les traitements existants.
Quels effets secondaires connaît-on ?
Pour la solution capillaire à 5 %, le programme de phase III a été présenté comme montrant un profil de tolérance globalement comparable au véhicule. Les données complètes publiées restent cependant importantes avant de tirer des conclusions définitives.
Il ne faut surtout pas attribuer automatiquement à la solution capillaire les effets observés avec Winlevi crème 1 %, car il s’agit de formulations et d’indications différentes.
Pour Winlevi, la documentation officielle mentionne notamment des réactions cutanées locales possibles comme rougeur, démangeaisons, sécheresse, desquamation, picotements ou sensation de brûlure. Elle mentionne également des avertissements concernant notamment une possible suppression de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et des élévations du potassium observées dans les études. DailyMed
Ces données concernent Winlevi 1 % dans l’acné et ne constituent pas le profil définitif de la solution capillaire à 5 %.
La clascotérone est-elle disponible en France en 2026
?
Non, pas comme traitement autorisé contre l’alopécie androgénétique.
Au 1er octobre 2026, le programme de phase III est terminé et les préparatifs réglementaires sont en cours.
Le calendrier annoncé prévoit un dépôt aux États-Unis au premier trimestre 2027 et en Europe au deuxième trimestre 2027. Cosmo
Ces dates correspondent au dépôt prévu des demandes d’autorisation. Elles ne constituent pas une date de commercialisation.
Il n’existe donc pas encore de prix officiel français pour la clascotérone 5 % dans l’indication capillaire.
Peut-on déjà acheter Breezula ou de la clascotérone 5 % sur Internet ?
La prudence est importante.
La formulation capillaire étudiée en phase III n’est pas encore commercialisée en France comme médicament autorisé contre l’alopécie androgénétique.
La présence sur Internet d’un produit présenté comme « Breezula » ou « clascotérone 5 % » ne signifie donc pas qu’il correspond exactement au produit étudié dans les essais cliniques.
La formulation, la concentration réelle, la stabilité, les conditions de fabrication et le contrôle qualité peuvent différer.
Il est donc préférable de ne pas assimiler un produit vendu en ligne à la future spécialité pharmaceutique avant son éventuelle autorisation.
Clascotérone et PP405 : deux approches différentes
La recherche actuelle contre la perte de cheveux explore plusieurs mécanismes.
La clascotérone cherche à agir sur la voie androgénique.
PP405 explore au contraire une approche métabolique visant le fonctionnement de cellules du follicule pileux.
Il ne s’agit donc pas de deux versions du même traitement.
Pour en savoir plus, consultez notre article consacré à PP405 et aux données cliniques disponibles en 2026.
La clascotérone pourrait-elle remplacer une greffe de cheveux ?
Un traitement médical et une greffe capillaire ne répondent pas exactement au même objectif.
Un traitement cherche notamment à agir sur des follicules encore présents.
Une greffe consiste à déplacer des unités folliculaires provenant d’une zone donneuse vers une zone où la densité est devenue insuffisante.
Une personne qui commence à observer une miniaturisation diffuse n’est donc pas dans la même situation qu’une personne dont la ligne frontale est dégarnie depuis de nombreuses années.
Même si de nouveaux traitements sont autorisés à l’avenir, la stratégie dépendra toujours de plusieurs éléments : l’étendue de la perte, son évolution, la zone à restaurer et la qualité de la zone donneuse.
Pour comprendre ces éléments avant d’envisager une intervention, consultez notre guide sur la préparation d’une greffe de cheveux et l’évaluation de la zone donneuse.
Votre ligne frontale ou votre vertex perd progressivement en densité ?
Les recherches sur la clascotérone sont encourageantes, mais la molécule n’est pas encore disponible comme traitement capillaire autorisé.
Si votre perte de densité est déjà visible, vous pouvez transmettre vos photos à Turkisme Medical afin de préparer une première analyse de votre situation et, lorsqu’une greffe est envisagée, d’évaluer les zones concernées et la zone donneuse.
Cette première analyse ne remplace pas un diagnostic ou une consultation médicale.
Notre analyse de la clascotérone en 2026
La clascotérone 5 % constitue aujourd’hui une piste sérieuse dans la recherche sur l’alopécie androgénétique masculine.
Son intérêt repose sur un mécanisme distinct des traitements traditionnels, un programme clinique arrivé au terme de la phase III et des données à 12 mois qui restent encourageantes.
Mais plusieurs questions demeurent importantes : quelle sera l’amélioration esthétique moyenne en pratique réelle ? Quels profils répondront le mieux ? Quel sera son prix ? Quelle sera la fréquence d’application retenue dans la notice ? Comment se comparera-t-elle directement au minoxidil et au finastéride ? Et quel sera son profil de sécurité après plusieurs années d’utilisation dans une population beaucoup plus large ?
La clascotérone mérite donc d’être suivie de près, sans être présentée aujourd’hui comme un traitement déjà disponible ni comme une solution garantie contre la calvitie.

FAQ : clascotérone et Breezula
Qu’est-ce que la clascotérone ?
La clascotérone est un antagoniste du récepteur aux androgènes. Une solution topique à 5 % est actuellement développée pour traiter l’alopécie androgénétique masculine.
Breezula et clascotérone sont-ils la même chose ?
Breezula est le nom historiquement associé au programme de développement de la clascotérone contre la perte de cheveux.
La clascotérone fait-elle repousser les cheveux ?
Les essais de phase III communiqués ont montré une amélioration du nombre de cheveux mesuré dans la zone cible par rapport au véhicule. Cela ne signifie pas qu’une repousse complète soit garantie chez chaque patient.
La clascotérone est-elle disponible en France ?
Non. Au 1er octobre 2026, la solution capillaire à 5 % n’est pas encore autorisée en France pour traiter l’alopécie androgénétique.
Quand Breezula pourrait-il être commercialisé ?
Aucune date de commercialisation ne peut encore être confirmée. Les dépôts réglementaires sont actuellement prévus aux États-Unis et en Europe en 2027.
Quelle différence entre Winlevi et Breezula ?
Winlevi est une crème de clascotérone à 1 % destinée au traitement de l’acné. La formulation étudiée contre l’alopécie est une solution topique à 5 % destinée au cuir chevelu. DailyMed
Clascotérone ou minoxidil : lequel est le plus efficace ?
Il n’est actuellement pas possible de conclure que la clascotérone est supérieure au minoxidil. Les deux produits ont des mécanismes différents et la clascotérone n’est pas encore autorisée contre la perte de cheveux.
Peut-on acheter de la clascotérone 5 % en ligne ?
Des produits peuvent être proposés sur Internet, mais cela ne signifie pas qu’ils correspondent à la formulation utilisée dans les essais de phase III ou à un médicament officiellement autorisé.
En résumé
La clascotérone 5 %, souvent recherchée sous le nom Breezula, est un antiandrogène topique développé contre l’alopécie androgénétique masculine.
Son programme de phase III est terminé et les résultats communiqués sont encourageants.
Les données disponibles suggèrent une augmentation du nombre de cheveux mesuré dans la zone cible chez certains participants ainsi qu’un maintien plus important du bénéfice lorsque le traitement est poursuivi.
Mais au 1er octobre 2026, la clascotérone 5 % n’est toujours pas un traitement capillaire autorisé en France.
Elle constitue donc une piste importante pour l’avenir, mais pas encore une alternative disponible et garantie aux traitements actuels ou à la greffe capillaire.
Votre perte de cheveux est déjà visible ?
Si votre ligne frontale recule, que vos golfes se creusent ou que votre vertex devient progressivement plus visible, vous pouvez transmettre vos photos pour préparer une première évaluation de votre situation capillaire.
Turkisme Medical assure un rôle de coordination et d’accompagnement. Les décisions médicales, prescriptions et actes sont réalisés par les professionnels de santé et établissements partenaires.
Sources scientifiques, réglementaires et cliniques
ClinicalTrials.gov — SCALP 2Registre officiel de l’essai de phase III : 762 participants, clascotérone 5 %, application de 1,5 ml deux fois par jour et critères d’évaluation.
PubMed — mécanisme d’action de la clascotéroneÉtude expérimentale sur l’action de la clascotérone comme antagoniste du récepteur aux androgènes dans les cellules de papille dermique humaine.
DailyMed — Winlevi / clascotérone crème 1 %Indication officielle, concentration et informations de sécurité concernant Winlevi.
Cosmo — résultats de phase IIIRésultats topline des études SCALP 1 et SCALP 2 annoncés le 3 décembre 2025.
Cosmo — données à 12 moisRésultats de suivi annoncés le 15 avril 2026.
Cosmo — calendrier réglementaire
Mise à jour du 23 juillet 2026 concernant les dépôts prévus aux États-Unis et en Europe.
Article informatif. Il ne remplace pas un diagnostic, une consultation médicale ou les recommandations d’un professionnel de santé. Informations vérifiées au 1er octobre 2026.


