Chute de cheveux : causes, signes et solutions chez l’homme et la femme

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

La chute de cheveux, également appelée alopécie, peut toucher aussi bien les hommes que les femmes. Elle peut être temporaire, diffuse, localisée ou progressive selon son origine. Identifier la cause est essentiel, car les traitements et les possibilités de repousse diffèrent selon le type d’alopécie.
À retenir en 30 secondes
✅ Chute diffuse ou temporaire : elle peut notamment être liée au stress, à une carence, à une grossesse récente, à une maladie ou à certains médicaments. Une amélioration est souvent possible lorsque la cause est identifiée et prise en charge.
✅ Alopécie androgénétique : cette forme fréquente et progressive est liée à une prédisposition génétique et à la sensibilité des follicules aux hormones androgènes. Elle nécessite généralement une prise en charge sur le long terme.
✅ Traitements : selon la cause, différentes solutions peuvent être envisagées, notamment le minoxidil, certains traitements médicaux, la correction d’une carence lorsqu’elle existe ou des soins complémentaires. Une greffe de cheveux peut être discutée dans certaines alopécies stabilisées.
✅ Quand consulter ? Une chute soudaine, importante, persistante, par plaques ou accompagnée de démangeaisons, rougeurs ou douleurs du cuir chevelu mérite un avis médical afin d’en rechercher la cause.
Quelles sont les principales causes de la chute de cheveux ?
La chute de cheveux peut avoir de nombreuses causes. Certaines provoquent une perte temporaire et réversible, tandis que d’autres entraînent une diminution progressive de la densité capillaire.
Parmi les causes les plus fréquentes :
⚙️ Les variations hormonales : grossesse et post-partum, ménopause, troubles thyroïdiens ou certains déséquilibres hormonaux peuvent être associés à une chute de cheveux.
🧬 La prédisposition génétique : elle joue un rôle majeur dans l’alopécie androgénétique, aussi bien chez l’homme que chez la femme.
🧠 Le stress et la fatigue importante : un stress physique ou émotionnel important peut favoriser une chute diffuse, parfois plusieurs semaines ou plusieurs mois après l’événement déclencheur.
🧪 Certaines carences nutritionnelles : une carence en fer, et dans certaines situations en zinc, vitamine D ou autres nutriments, peut contribuer à une perte de cheveux.
💊 Certains médicaments et certaines maladies : des traitements médicaux, des maladies générales ou des affections du cuir chevelu peuvent provoquer ou aggraver une chute.
👉 Lorsque la chute persiste ou semble inhabituelle, un examen du cuir chevelu et, si nécessaire, un bilan médical peuvent aider à en rechercher la cause.
Quels sont les premiers signes d’une chute de cheveux ?
Une perte de cheveux n’est pas toujours immédiatement visible. Certains signes peuvent cependant indiquer que la densité capillaire commence à diminuer :
recul progressif de la ligne frontale ou dégarnissement des tempes ;
diminution de la densité sur le dessus du crâne ou au niveau du vertex ;
élargissement progressif de la raie chez la femme ;
chute diffuse plus importante au lavage ou au brossage ;
apparition de zones clairsemées ou de plaques sans cheveux ;
diminution du volume général de la chevelure ;
démangeaisons, rougeurs, squames, douleurs ou sensibilité du cuir chevelu.
Une chute soudaine, importante, persistante ou accompagnée de symptômes du cuir chevelu mérite un avis médical afin d’en identifier la cause.
Quelles sont les différentes formes d’alopécie ?
L’alopécie ne correspond pas à une seule forme de perte de cheveux. Elle peut être progressive, diffuse, localisée ou temporaire selon son origine. Identifier le type de chute est essentiel pour choisir une prise en charge adaptée.

L’alopécie androgénétique
L’alopécie androgénétique est la forme la plus fréquente de perte de cheveux progressive. Elle est liée à une prédisposition génétique et à la sensibilité des follicules pileux aux hormones androgènes.
Chez l’homme, elle se manifeste généralement par un recul de la ligne frontale, un dégarnissement des tempes ou une diminution de la densité au niveau du vertex.
Chez la femme, elle provoque plus souvent un élargissement progressif de la raie et une diminution diffuse de la densité sur le dessus du crâne.
Cette forme d’alopécie évolue progressivement et nécessite généralement une prise en charge sur le long terme.
L’effluvium télogène
L’effluvium télogène correspond à une chute diffuse, souvent plus importante qu’habituellement. Il peut apparaître plusieurs semaines ou plusieurs mois après un événement déclencheur, par exemple :
une période de stress important ;
une grossesse ou un accouchement ;
une maladie ou une forte fièvre ;
une intervention chirurgicale ;
une perte de poids importante ou rapide ;
certaines carences nutritionnelles ;
la prise ou l’arrêt de certains médicaments.
Cette chute peut être temporaire lorsque le facteur déclenchant disparaît ou est pris en charge. Une consultation est toutefois recommandée lorsqu’elle persiste ou s’aggrave.
La pelade ou alopécie areata
La pelade, également appelée alopécie areata, est une maladie auto-immune qui provoque généralement l’apparition soudaine d’une ou plusieurs plaques rondes ou ovales dépourvues de cheveux.
Elle peut toucher le cuir chevelu, la barbe, les sourcils, les cils ou d’autres zones du corps. Son évolution est variable : une repousse spontanée peut survenir, mais des récidives sont également possibles.
Pour en savoir plus : Pelade : causes, traitements et temps de repousse
L’alopécie de traction
L’alopécie de traction est provoquée par des tensions répétées exercées sur les cheveux. Elle peut notamment être favorisée par des tresses très serrées, certaines extensions ou des coiffures exerçant une traction prolongée sur la ligne frontale et les tempes.
Lorsqu’elle est identifiée suffisamment tôt et que les tensions cessent, une amélioration peut être possible. En revanche, une traction prolongée peut finir par endommager durablement certains follicules.
Les alopécies cicatricielles
Les alopécies cicatricielles regroupent plusieurs maladies inflammatoires dans lesquelles les follicules pileux peuvent être progressivement détruits et remplacés par du tissu cicatriciel.
Elles peuvent s’accompagner de rougeurs, démangeaisons, douleurs, croûtes, sensations de brûlure ou modifications visibles du cuir chevelu.
Ces formes nécessitent un diagnostic dermatologique, car une prise en charge précoce peut être importante pour limiter leur progression.
La chute de cheveux liée à une carence ou à une maladie
Une chute de cheveux peut également être associée à une carence en fer, certains troubles thyroïdiens, des déséquilibres hormonaux, certaines maladies ou certains traitements médicaux.
Dans ces situations, la priorité est de rechercher et de traiter la cause sous-jacente plutôt que de traiter uniquement la chute de cheveux elle-même.
👉 Une analyse visuelle peut aider à observer la répartition de la perte de densité, mais seul un professionnel de santé peut établir un diagnostic médical et identifier précisément la cause de l’alopécie.
Vous ne savez pas quel type de chute de cheveux vous concerne ?
Vous pouvez nous transmettre des photos de face, du dessus, des côtés et de la zone donneuse afin d’obtenir une première analyse capillaire.
Cette première analyse visuelle ne remplace pas un diagnostic médical. En cas de chute soudaine, de plaques, de douleurs ou de symptômes du cuir chevelu, un avis médical ou dermatologique peut être nécessaire.
Quels traitements sont utilisés contre la chute de cheveux ?
Le traitement dépend avant tout de la cause de la chute de cheveux. Une alopécie androgénétique, un effluvium télogène, une carence ou une maladie du cuir chevelu ne nécessitent pas la même prise en charge.
1) Minoxidil
Le minoxidil fait partie des traitements les plus utilisés contre l’alopécie androgénétique. Appliqué régulièrement sur le cuir chevelu, il peut contribuer à ralentir la chute et favoriser la croissance de certains cheveux encore présents.
Les résultats apparaissent progressivement et varient selon les personnes. Une utilisation régulière et prolongée est généralement nécessaire pour maintenir les bénéfices obtenus.
➡️ En savoir plus : Minoxidil pour les cheveux : efficacité, utilisation et résultats
2) Finastéride
Le finastéride peut être utilisé chez certains hommes atteints d’alopécie androgénétique.
Il agit en diminuant la formation de DHT (dihydrotestostérone), une hormone impliquée dans la miniaturisation progressive des follicules chez les personnes prédisposées.
Ce médicament nécessite une évaluation médicale, notamment en raison de ses contre-indications et de ses effets indésirables possibles.
3) Corriger une carence lorsqu’elle existe
Une carence en fer ou, selon les situations, en certains autres nutriments peut contribuer à une chute de cheveux.
Lorsqu’une carence est identifiée, sa correction peut faire partie de la prise en charge. En revanche, les compléments alimentaires ne traitent pas toutes les formes d’alopécie et ne doivent pas remplacer la recherche de la cause.
➡️ À lire également : Forcapil Anti-Chute : efficacité, composition et résultats sur les cheveux
4) Aminexil et soins anti-chute
L’Aminexil est présent dans différents sérums et soins destinés à accompagner la prise en charge de la chute de cheveux.
Il peut être utilisé comme soin complémentaire, mais les données disponibles sont moins importantes que celles concernant le minoxidil. Il ne doit donc pas être considéré comme un traitement équivalent.
➡️ En savoir plus : Aminexil : efficacité contre la chute de cheveux et avis sur Vichy Dercos
5) PRP capillaire
Le PRP (plasma riche en plaquettes) consiste à prélever le sang du patient, à en concentrer certaines composantes puis à les injecter dans le cuir chevelu.
Il peut être proposé comme traitement complémentaire, notamment dans certaines formes d’alopécie androgénétique. Les résultats restent variables d’une personne à l’autre et plusieurs séances peuvent être proposées.
6) Microneedling et dermaroller
Le microneedling consiste à réaliser de petites microperforations superficielles du cuir chevelu. Il peut être utilisé dans certaines situations en complément d’autres traitements.
Son utilisation doit rester adaptée afin de limiter les risques d’irritation, d’inflammation ou d’infection du cuir chevelu.
7) Shampooings, sérums et autres soins capillaires
Les shampooings doux, sérums et soins capillaires peuvent contribuer à améliorer le confort du cuir chevelu et l’aspect général des cheveux.
Ils ne permettent cependant pas, à eux seuls, de traiter toutes les causes de chute ni de recréer des follicules qui ne produisent plus de cheveux.
👉 Le traitement le plus adapté dépend donc du type d’alopécie et de son origine. En cas de chute persistante ou inexpliquée, un diagnostic médical peut être nécessaire avant de commencer un traitement.
Quand envisager une greffe de cheveux ?
Une greffe de cheveux peut être envisagée lorsque la perte est suffisamment stabilisée, que certaines zones restent durablement dégarnies et que la zone donneuse présente une densité suffisante.
Elle concerne principalement certaines formes d’alopécie androgénétique. En revanche, elle n’est généralement pas indiquée lorsque la chute est temporaire, lorsqu’une maladie inflammatoire du cuir chevelu est active ou lorsque la cause de la perte de cheveux n’a pas encore été identifiée.
Quelles techniques peuvent être utilisées ?
Les deux principales techniques proposées sont la FUE Saphir et la DHI.
FUE Saphir : les follicules sont prélevés individuellement, puis de fins canaux sont réalisés dans la zone receveuse avant l’implantation des greffons.
DHI (Direct Hair Implantation) : les follicules sont également prélevés individuellement, puis implantés à l’aide d’un stylo d’implantation, sans étape séparée d’ouverture préalable des canaux.
Le choix de la technique dépend notamment de la zone à traiter, du nombre de greffons disponibles, de la densité recherchée et de la stratégie définie par l’équipe médicale.
Quels résultats peut-on attendre ?
Une greffe vise à redistribuer les follicules disponibles dans la zone donneuse vers les zones dégarnies. Le résultat dépend notamment de la qualité de la zone donneuse, du nombre de greffons pouvant être prélevés, de la surface à couvrir et de l’évolution future de la perte des cheveux non greffés.
Les suites comprennent généralement une phase de cicatrisation puis une repousse progressive sur plusieurs mois.
Pour approfondir :
Comment obtenir une première évaluation de votre chute de cheveux ?
Si vous constatez une perte de densité, un recul de la ligne frontale, un dégarnissement du vertex ou une chute diffuse, vous pouvez nous transmettre des photos afin d’obtenir une première analyse capillaire.
Cette première analyse visuelle ne remplace pas un diagnostic médical. En cas de chute soudaine, de plaques, de douleurs ou de symptômes du cuir chevelu, un avis médical ou dermatologique peut être nécessaire.
FAQ — Chute de cheveux : causes, traitements et solutions
1) Quand une chute de cheveux devient-elle anormale ?
Une chute devient préoccupante lorsqu’elle est plus importante que d’habitude, persiste plusieurs semaines ou plusieurs mois, s’accompagne d’une diminution visible de la densité ou provoque l’apparition de zones clairsemées.
Une chute soudaine, par plaques ou accompagnée de rougeurs, démangeaisons ou douleurs du cuir chevelu mérite également un avis médical.
2) Quelles sont les causes les plus fréquentes de chute de cheveux ?
Les causes sont nombreuses : alopécie androgénétique, stress important, post-partum, certaines carences, troubles hormonaux ou thyroïdiens, maladies, médicaments ou affections du cuir chevelu.
Identifier la cause est essentiel car toutes les chutes de cheveux ne se traitent pas de la même manière.
3) Comment différencier une chute diffuse d’une alopécie androgénétique ?
Une chute diffuse touche généralement l’ensemble du cuir chevelu et peut apparaître après un événement déclencheur comme une maladie, un stress important, un accouchement ou une carence.
L’alopécie androgénétique évolue généralement plus progressivement. Chez l’homme, elle touche notamment les tempes, la ligne frontale et le vertex. Chez la femme, elle entraîne plus souvent un élargissement progressif de la raie et une diminution de la densité sur le dessus du crâne.
4) Quels traitements peuvent ralentir la chute de cheveux ?
Le traitement dépend de la cause. Dans l’alopécie androgénétique, le minoxidil peut notamment être utilisé. Chez certains hommes, le finastéride peut également être envisagé après évaluation médicale.
Une carence identifiée doit être corrigée, tandis que certains soins complémentaires comme le PRP ou le microneedling peuvent être proposés dans certaines situations.
5) Les compléments alimentaires sont-ils efficaces contre la chute de cheveux ?
Ils peuvent être utiles lorsqu’une carence ou un apport insuffisant participe à la chute. En revanche, prendre des vitamines ou des compléments alimentaires ne permet pas de traiter toutes les formes d’alopécie.
Ils ne remplacent donc pas la recherche de la cause lorsque la chute persiste.
6) Le dermaroller peut-il aider contre la chute de cheveux ?
Le microneedling ou dermaroller peut être utilisé dans certaines situations comme complément d’autres traitements, notamment dans l’alopécie androgénétique.
Il doit cependant être utilisé correctement et ne doit pas être appliqué sur un cuir chevelu irrité, infecté ou inflammatoire.
7) Les cheveux peuvent-ils repousser après une chute importante ?
Cela dépend de la cause. Après certaines chutes temporaires, comme un effluvium télogène, une repousse peut progressivement se produire lorsque le facteur déclenchant disparaît ou est traité.
Lorsque les follicules sont durablement miniaturisés ou détruits, la récupération spontanée peut en revanche être plus limitée.
8) Quand faut-il consulter pour une chute de cheveux ?
Un avis médical est particulièrement recommandé lorsque la chute est brutale, persistante, très importante, par plaques, lorsqu’elle s’accompagne de symptômes du cuir chevelu ou lorsqu’elle survient avec d’autres symptômes généraux.
Un dermatologue peut aider à identifier le type d’alopécie et, si nécessaire, demander des examens complémentaires.
9) Quand une greffe de cheveux peut-elle être envisagée ?
Une greffe peut être envisagée dans certaines pertes de cheveux durablement installées, notamment certaines alopécies androgénétiques, lorsque la zone donneuse est suffisante.
Elle n’est généralement pas la première solution lorsqu’une chute est temporaire, active ou lorsque sa cause n’a pas encore été identifiée.
Votre perte de cheveux devient-elle plus visible ?
Vous pouvez nous transmettre des photos afin d’obtenir une première analyse capillaire de votre situation et des zones concernées.
Cette première analyse visuelle ne remplace pas un diagnostic médical. En cas de chute soudaine, de plaques ou de symptômes du cuir chevelu, un avis médical ou dermatologique peut être nécessaire.


